Pour rappel, l’iPhone, le téléphone d’Apple, sort Aujourdhui aux États-Unis. C’est donc le bon moment de faire un petit résumé de ce que ce téléphone peut faire (et ne peut pas faire).
Un téléphone très complet, mais avec des défauts
Commençons par la téléphonie : l’iPhone est un modèle quadribande, compatible GPRS et EDGE. Il fait l’impasse sur la 3G, c’est un des points qui lui est reproché. L’EDGE est plus courant que la 3G (plus facile à installer), mais est beaucoup moins rapide : on peut espérer entre 100 et 120 kilobits/s en réel. Il n’a pas de clavier physique, mais un modèle tactile et virtuel, directement sur l’écran. Selon les tests, c’est utilisable sans être non plus une révolution. Il supporte bien les SMS, mais fait bizarrement l’impasse sur les MMS. Il est Bluetooth (et Apple va proposer une oreillette Bluetooth) mais attention, il n’est pas compatible A2DP (le Bluetooth stéréo). Apple a annoncé une autonomie de 250 heures en veille et de 8 heures en communication. Dans l’ensemble, c’est un téléphone classique, sans réel avantage ni réel défaut.
Le multimédia et le web à l’honneur
Une des fonctions de l’iPhone, c’est le multimédia. Il dispose d’un appareil photo de 2 mégapixels (sans flash et autofocus), mais il est incapable de filmer. Une bonne nouvelle pour les détracteurs du Happy Slapping, une mauvaise pour les autres. Plus intéressant, il est capable de lire très facilement les e-mails (il est compatible POP3 et IMAP). Il supporte Gmail, .Mac et Yahoo Mail (en push pour ce dernier). La fonction qui semble la plus révolutionnaire, c’est la gestion du web : l’iPhone utilise une version embarquée de Safari, le navigateur d’Apple. L’écran large et tactile, couplé aux fonctions de Safari sont parfaitement adaptée au surf. Comparé au très mauvais Pocket Internet Explorer, c’est le jour et la nuit. C’est avec Minimap (le navigateur de Nokia, basé sur… Safari) un des seuls navigateurs efficaces sur les appareils mobiles. Opera est cependant capable de tenir la comparaison. Au rayon des défauts, pas de support de Flash et pas de messagerie instantanée. Notons que Youtube est utilisable, même sans flash : une version spécifique en MPEG4 est disponible.
Wi-Fi, accessoires pour iPod et musique
L’iPhone dispose d’une bonne connectivité, mais un GPS aurait été un plus. Il est Wi-Fi, ce qui permet de limiter l’impact de la lenteur de l’EDGE. Pour la musique, Apple a intégré 4 ou 8 Go de mémoire. C’est suffisant pour remplacer un iPod Nano, mais c’est évidemment incomparable avec les 30 ou 80 Go d’un iPod 5G. Bonne idée, Apple a intégré une prise jack 3,5 mm directement sur le téléphone, et il utilise le même connecteur dock que les iPod. Attention, certains accessoires iPod posent des problèmes audio, selon Apple (a priori à cause du micro). Enfin, il est synchronisable avec Outlook (sur PC) et bien évidemment avec iCal sur Mac.
Ce qu’on aurait aimé
En tant qu’utilisateurs jamais contents, nous aurions apprécié quelques options en plus. Le support de la 3G aurait été un plus, de même qu’un récepteur GPS. Notons que ces deux options sont prévues pour une prochaine version de l’iPhone, selon les rumeurs. Un tuner FM intégré et un emplacement pour cartes mémoire, qui sont absents, auraient aussi été intéressants, même si ça reste anecdotique. Enfin, une batterie amovible n’aurait pas été un luxe. Un autre problème vient des applications, la possibilité de proposer des programmes en natif est absente, et on doit passer par des applications en javascript à travers Safari. Même si c’est plus simple, l’ensemble reste assez limité.Ce qu’Apple a réussi
Il y a quelques points où Apple a vraiment réussi avec son iPhone. Le premier est l’écran : il semble précis, résistant aux griffes et assez lumineux pour être utilisable en plein soleil. On peut aussi saluer l’intégration de toutes les technologies dans une épaisseur de 12 mm, même si du coup l’iPhone est assez imposant. Autre point, Apple vend l’iPhone bloqué sur un seul opérateur, et ce qui peut paraître un inconvénient est un avantage certain : le partenariat permet de proposer les transferts de données à un prix relativement modique. AT&T facture l’option 20 $, sans limitation de volume.
Dans l’absolu, l’iPhone n’est pas dénué de défaut, mais il semble bien fini et complet. Il ne fait pas tout, certes, mais les fonctions proposées fonctionnent bien. Pour un premier téléphone, c’est une réussite. Des constructeurs comme Nokia ou Sony Ericsson ne nous ont pas toujours habitués à sortir des produits finis directement (l’exemple du P990i est emblématique), surtout au niveau logiciel. Espérons juste qu’Apple continuera sur sa lancée et proposera rapidement (pour la sortie en Europe ?) un iPhone 2, sans les défauts du premier modèle. Compte tenu des fonctions, le prix est justifié, même si ça reste extrêmement onéreux : 499 $ en version 4 Go et 599 $ en version 8 Go, avec abonnement de 2 ans obligatoire chez AT&T. Un Nokia N95, par exemple, est vendu bien plus cher.
Notons pour les adeptes de l’import que seules les cartes SIM AT&T fonctionnent dans l’iPhone.
Les premiers articles-test sur l’iPhone débarquent + vidéos
News Technologiques Pas de commentaires »L’embargo imposé par Apple sur l’iPhone vient d’être levé et les articles commencent à être publiés. Malheureusement nous ne faisons pas partie des privilégiés qui ont pu déjà tester le produit. En revanche CrunchGear fait un suivi de tout ce qui se dit sur le sujet. Le New York Times et le Wall Street Journal donnent un avis très positif (ce qui signifie qu’ils continueront de recevoir d’autres gadgets d’Apple). L’iPhone est peut être l’appareil qui va changer la donne et catalyser la révolution mobile aux Etats-Unis.
Note d’Ouriel: ci dessous, les revus vidéos de ces deux journaux. D’après les journalistes, le clavier fonctionne très très bien. “aussi bien que sur le Treo” entend on. Points négatifs: il n’est disponible qu’avec ATT et le réseau “data” est EDGE qui est plutôt lent (sans parler des plans d’abonnemments données que je trouve ridiculement chers). La première vidéo ci dessous est un petit bijou. Je vous conseille de la voir sans attendreVideo :
Les premiers articles-test sur l’iPhone débarquent + vidéos.
C’est officiel, la barrière des 100 millions d’unités vendues est franchie pour la firme à la pomme et son célèbre baladeur numérique iPod.
C’était inéluctable et tous les observateurs savaient depuis le mois de mars, date à laquelle Tim Cook, Chief Operating Officier chez Apple, avait annoncé dans le cadre d’une conférence organisée par la prestigieuse banque d’investissement Goldman Sachs, la vente de près de 90 millions d’iPod, que la barrière plus que symbolique car synonyme de véritable succès commercial des 100 millions n’allait pas tarder à tomber.Le cent millionième iPod est vendu
Dans un communiqué de presse enjoué, Apple n’a pas passé sous silence ce mini événement que l’on imagine déjà récupéré dans le cadre de nombreuses futures opérations à visée publicitaire dans la plus pure tradition de la société de Steve Jobs et d’officialiser la vente du cent millionième iPod depuis son lancement en novembre 2001.Un baladeur numérique qui a connu plus de 10 versions différentes dont 5 générations pour l’iPod classique et près de 4 000 accessoires qui lui sont dédiés comme aime à le rappeler la firme de Cupertino, tout en préparant » l’avènement » de la plate-forme légale de téléchargement musical iTunes actuellement dans la ligne de mire des instances européennes en charge des questions relatives au respect de la concurrence.
Reste à savoir si l’arrivée de l’iPhone, hybride téléphone portable / iPod en juin 2007 ne va pas sonner le glas des ventes mirobolantes de l’iPod ou à défaut lui subtiliser quelques parts de marché même si après tout, cela reste un produit marqué du sceau de la pomme (Apple table sur 10 millions d’iPhone vendus d’ici 2008).
Dans un communiqué conjoint, publié mercredi soir 21 février, Apple et Cisco annoncent s’être mis d’accord sur un partage de la marque iPhone pour leurs produits, mettant fin à un différend qui menaçait de se régler devant la justice.
L’accord, dont les clauses financières n’ont pas été révélées, leur permet d’utiliser, en toute liberté, la marque déposée sur l’ensemble des marchés mondiaux. Les deux parties reconnaissent leurs droits de marque respectifs, et s’engagent à mettre fin aux actions judiciaires en cours. Elles devraient, a contrario, « examiner les possibilités » de coopération en vue de renforcer « l’interopérabilité » de leurs produits en matière de sécurité et de « communication grand public et d’entreprise ». Impossible d’en savoir plus : le communiqué, qui ne fait que cinq lignes, se concluant par un : « Les autres termes de l’accord sont confidentiels. »
ARRANGEMENT
Apple, fabricant du baladeur iPod, avait mis le feu aux poudres le 9 janvier en annonçant la sortie, en juin, sous le nom d’iPhone, d’un téléphone mobile utilisant le réseau classique et intégrant un baladeur et un navigateur Internet. Une annonce effectuée sans l’accord de Cisco, avec qui il négociait pourtant depuis des mois. Cisco avait déposé plainte pour violation de sa marque, l’équipementier réseaux ayant acquis la marque iPhone en 2000 en rachetant la société Infogear, qui avait vendu des matériels baptisés iPhone pendant plusieurs années. Linksys, une division de l’équipementier réseaux, avait lancé depuis le début 2006 plusieurs produits sans fil sous le nom d’iPhone, le dernier en date en décembre.
Au final, cet arrangement est proche de ce que souhaitait à l’origine Cisco, selon la presse spécialisée, avant le début des hostilités, à savoir un partage de la marque et une compatibilité à terme des deux téléphones, l’iPhone de Cisco, qui appelle via Internet et l’iPhone d’Apple, qui utilise le réseau de téléphonie mobile classique.
Le Monde.fr : Apple et Cisco d’accord pour se partager la marque iPhone.
C’est ce qui fait la grosse différence avec l’information du jour ! Cette fois-ci c’est la firme elle-même, par la voie de son Directeur financier Peter Oppenheimer, qui vient de déclarer que la société travaillait effectivement à la commercialisation prochaine d’un « iPhone », ce terme devant être appréhendé de manière imagée, Apple n’ayant pas pour l’instant donné de nom officiel à ce projet (même si le domaine « iPhone.org » a été déposé par la firme…).

Apple ne craint pas la concurrence
Certains observateurs font toutefois remarquer que même si la firme décide d’investir le marché des téléphones mobiles, rien n’est gagné pour autant, des grands noms tels Samsung, Nokia, Motorola ou Sony-Ericsson étant des concurrents très sérieux disposant déjà d’une confortable assise sur le marché des GSM.
Mais la firme de Cupertino semble quasi certaine de son succès, du reste de sa capacité à s’approprier une part non négligeable du marché. Il semblerait par exemple qu’Apple fasse de gros efforts sur la qualité d’écoute de son appareil, domaine dans lequel il est vrai ses concurrents pèchent souvent (à part peut être Sony Ericsson et ses modèles d’écouteurs intra auriculaires d’excellente qualité).
Apple devrait également être en mesure de proposer un design à la fois simple et tendance comme il a su si bien le faire pour ses iPod.
Une chose est sûre : les acteurs actuels du marché ne doivent pas voir d’un bon œil l’arrivé de la Pomme sur ce marché.
Autre détail qui peut prêter à sourire : c’est au moment où Microsoft parle de son « iPod-killer » qu’Apple parle de son « iPhone ». Peut être que dans 2 ou 3 ans l’histoire se ré-écrira et Microsoft annoncera son « iPhone killer » pendant qu’Apple annoncera un nouveau produit…
Source : GNT





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