La conférence Nokia Go Play de Londres était riche en annonces mais le spectacle était également au sein de la conférence avec l’apparition d’un prototype de terminal Nokia doté d’un écran tactile.
prototype nokiaSi Nokia a sorti le grand jeu lors de sa conférence londonienne de mercredi, annonçant des services depuis longtemps attendus, comme le Nokia Music Store ou la plate-forme de jeu N-Gage, et de nouveaux terminaux pour les exploiter, il semble qu’il reste quelques surprises à découvrir prochainement.En effet, lors d’une présentation traitant des possibilités futures des téléphones portables, Nokia a évoqué un prototype doté d’un écran tactile et capable de basculer automatiquement l’écran des modes portrait à paysage grâce à ses capteurs de mouvement.
Les enseignements de l’iPhone
La continuité entre ce prototype et l’ iPhone d’ Apple était évidente et les dirigeants de Nokia ne s’en sont pas cachés, qualifiant cette évolution de » prochaine étape dans l’évolution des interfaces utilisateur « . A la question posée par un journaliste en fin de séance afin d’en savoir un peu plus, Olli-Pekka Kallasvuo, CEO de Nokia a répondu que des mobiles Nokia sous Symbian S60 avec écran tactile seraient présentés en 2008.Il s’agira d’une première pour ce système d’exploitation mobile qui s’est toujours soigneusement tenu à l’écart de ce type d’évolution alors que Windows Mobile l’exploite depuis longtemps. En attendant, les modèles présentés lors de la conférence ont révélé de nouvelles méthodes de contrôle de l’interface S60, qu’il s’agisse de la touche Navi Wheel du Nokia N81 ou de la navi slider key du Nokia 5610 XpressMusic, à manipuler du bout du pouce.
Voici la vidéo de la presentation du prototype Nokia
Le malheur des uns fait le bonheur des autres. Nokia profite des difficultés persistantes de Motorola pour gagner des parts de marché.
36% au premier trimestre, 38% au deuxième (contre 34% au deuxième trimestre 2006) : Nokia a encore accru ses parts de marché au deuxième trimestre 2007, profitant des déboires de son principal concurrent Motorola, qui a basculé de la deuxième à la troisième place mondiale, au profit de Samsung.Le chiffre d’affaires du géant finlandais est passé à 12.6 milliards d’euros, en progression de 28% par rapport au même trimestre 2006, grâce à une activité plus importante dans le multimédia et les solutions d’entreprise.
Nokia a réalisé pour ce trimestre un bénéfice net de 2.8 milliards d’euros, en hausse de 148% par rapport à 2006 grâce à son rapprochement avec Siemens pour former le groupe télécom Nokia Siemens Networks. La société, vieille de quelques mois, a commencé à tailler dans ses effectifs.
Des ventes de mobiles soutenues
Nokia a vendu 100.8 millions de terminaux (sur 262 millions écoulés dans le monde pendant ce trimestre), en hausse de 11% par rapport au trimestre précédent et de 29% par rapport à l’année dernière, au prix moyen de 90 € (contre 89 € au premier trimestre 2007). La société indique que ses modèles Nokia 6300, Nokia N95 et Nokia E65 se sont particulièrement bien vendus.Pour les séries haut de gamme, il s’est vendu 9 millions de terminaux Nokia Nseries et environ 2 millions pour la gamme professionnelle Eseries. Nokia voit ses ventes progresser partout dans le monde sauf aux Etats-Unis, un marché qui reste obstinément fermé aux terminaux du Finlandais (-21.2%) et qui constitue la chasse gardée de Motorola.
Pour l’avenir, Nokia estime que ses ventes de terminaux vont encore augmenter au troisième trimestre, ainsi que sa part de marché. La croissance du nombre de mobiles vendus en 2007 devrait être supérieure à 10% et dépasser le milliard de terminaux (978 millions en 2006).
Pour rappel, l’iPhone, le téléphone d’Apple, sort Aujourdhui aux États-Unis. C’est donc le bon moment de faire un petit résumé de ce que ce téléphone peut faire (et ne peut pas faire).
Un téléphone très complet, mais avec des défauts
Commençons par la téléphonie : l’iPhone est un modèle quadribande, compatible GPRS et EDGE. Il fait l’impasse sur la 3G, c’est un des points qui lui est reproché. L’EDGE est plus courant que la 3G (plus facile à installer), mais est beaucoup moins rapide : on peut espérer entre 100 et 120 kilobits/s en réel. Il n’a pas de clavier physique, mais un modèle tactile et virtuel, directement sur l’écran. Selon les tests, c’est utilisable sans être non plus une révolution. Il supporte bien les SMS, mais fait bizarrement l’impasse sur les MMS. Il est Bluetooth (et Apple va proposer une oreillette Bluetooth) mais attention, il n’est pas compatible A2DP (le Bluetooth stéréo). Apple a annoncé une autonomie de 250 heures en veille et de 8 heures en communication. Dans l’ensemble, c’est un téléphone classique, sans réel avantage ni réel défaut.
Le multimédia et le web à l’honneur
Une des fonctions de l’iPhone, c’est le multimédia. Il dispose d’un appareil photo de 2 mégapixels (sans flash et autofocus), mais il est incapable de filmer. Une bonne nouvelle pour les détracteurs du Happy Slapping, une mauvaise pour les autres. Plus intéressant, il est capable de lire très facilement les e-mails (il est compatible POP3 et IMAP). Il supporte Gmail, .Mac et Yahoo Mail (en push pour ce dernier). La fonction qui semble la plus révolutionnaire, c’est la gestion du web : l’iPhone utilise une version embarquée de Safari, le navigateur d’Apple. L’écran large et tactile, couplé aux fonctions de Safari sont parfaitement adaptée au surf. Comparé au très mauvais Pocket Internet Explorer, c’est le jour et la nuit. C’est avec Minimap (le navigateur de Nokia, basé sur… Safari) un des seuls navigateurs efficaces sur les appareils mobiles. Opera est cependant capable de tenir la comparaison. Au rayon des défauts, pas de support de Flash et pas de messagerie instantanée. Notons que Youtube est utilisable, même sans flash : une version spécifique en MPEG4 est disponible.
Wi-Fi, accessoires pour iPod et musique
L’iPhone dispose d’une bonne connectivité, mais un GPS aurait été un plus. Il est Wi-Fi, ce qui permet de limiter l’impact de la lenteur de l’EDGE. Pour la musique, Apple a intégré 4 ou 8 Go de mémoire. C’est suffisant pour remplacer un iPod Nano, mais c’est évidemment incomparable avec les 30 ou 80 Go d’un iPod 5G. Bonne idée, Apple a intégré une prise jack 3,5 mm directement sur le téléphone, et il utilise le même connecteur dock que les iPod. Attention, certains accessoires iPod posent des problèmes audio, selon Apple (a priori à cause du micro). Enfin, il est synchronisable avec Outlook (sur PC) et bien évidemment avec iCal sur Mac.
Ce qu’on aurait aimé
En tant qu’utilisateurs jamais contents, nous aurions apprécié quelques options en plus. Le support de la 3G aurait été un plus, de même qu’un récepteur GPS. Notons que ces deux options sont prévues pour une prochaine version de l’iPhone, selon les rumeurs. Un tuner FM intégré et un emplacement pour cartes mémoire, qui sont absents, auraient aussi été intéressants, même si ça reste anecdotique. Enfin, une batterie amovible n’aurait pas été un luxe. Un autre problème vient des applications, la possibilité de proposer des programmes en natif est absente, et on doit passer par des applications en javascript à travers Safari. Même si c’est plus simple, l’ensemble reste assez limité.Ce qu’Apple a réussi
Il y a quelques points où Apple a vraiment réussi avec son iPhone. Le premier est l’écran : il semble précis, résistant aux griffes et assez lumineux pour être utilisable en plein soleil. On peut aussi saluer l’intégration de toutes les technologies dans une épaisseur de 12 mm, même si du coup l’iPhone est assez imposant. Autre point, Apple vend l’iPhone bloqué sur un seul opérateur, et ce qui peut paraître un inconvénient est un avantage certain : le partenariat permet de proposer les transferts de données à un prix relativement modique. AT&T facture l’option 20 $, sans limitation de volume.
Dans l’absolu, l’iPhone n’est pas dénué de défaut, mais il semble bien fini et complet. Il ne fait pas tout, certes, mais les fonctions proposées fonctionnent bien. Pour un premier téléphone, c’est une réussite. Des constructeurs comme Nokia ou Sony Ericsson ne nous ont pas toujours habitués à sortir des produits finis directement (l’exemple du P990i est emblématique), surtout au niveau logiciel. Espérons juste qu’Apple continuera sur sa lancée et proposera rapidement (pour la sortie en Europe ?) un iPhone 2, sans les défauts du premier modèle. Compte tenu des fonctions, le prix est justifié, même si ça reste extrêmement onéreux : 499 $ en version 4 Go et 599 $ en version 8 Go, avec abonnement de 2 ans obligatoire chez AT&T. Un Nokia N95, par exemple, est vendu bien plus cher.
Notons pour les adeptes de l’import que seules les cartes SIM AT&T fonctionnent dans l’iPhone.
Un prototype de téléphone Philips, le Xenium NRG, propose une innovation intéressante : un emplacement pour une pile AAA en plus d’une batterie Li-ion. La technologie a été développée en partenariat avec Energizer et Philips indique qu’une seule pile AAA permet de téléphoner durant 3 heures.
Philips le Xenium NRG
On peut utiliser une batterie rechargeable au format AAA ou une simple pile alcaline. L’idée est intéressante, les piles AAA sont très courantes et faciles à trouver (même si nettement moins puissantes qu’une batterie Li-ion). Pour ceux qui oublient de recharger régulièrement leur téléphone, c’est vraiment un plus. Ni la disponibilité ni le prix du téléphone ne sont connus (en supposant qu’il sorte un jour).
Google bought in 2005 a company called Android. Business Week reported at that time that « Android has operated under a cloak of secrecy, so little is known about its work. Rubin & Co. have sparingly described the outfit as making software for mobile phones, providing little more detail than that. One source familiar with the company says Android had at one point been working on a software operating system for cell phones. »
Simeon Simeonov speculates that Andy Rubin, Android’s founder, « has a team of about 100 people at Google working on the Google Phone ». Recently, we found out that Google bought a small company named Skia in 2005. « Skia’s first product, SGL, is a portable graphics engine capable of rendering state-of-the-art 2D graphics on low-end devices such as mobile phones, TVs, and handhelds. » Simeon found from a source that Google’s phone could be:
* Blackberry-like, slick device
* C++ core w/ OS bootstrap
* Optimized Java running on the C++ core
* Vector-based presentation courtesy of Skia’s technology
* Many services, including VoIPIt’s unclear whether or not Google actually develops a phone, but they’re aware that mobile phones grow faster than computers in terms of users and a presence in this market is important.
Google Operating System: Google Might Work on an OS for Mobile Phones.
L’institut Gartner nous dévoile les parts de marché des principaux constructeurs d’appareils mobiles en 2006. En une année, il s’est vendu plus de 20% d’appareils supplémentaires.
990,8 millions ! C’est le nombre impressionnant de mobiles vendus à travers le monde en 2006. Une hausse de 21% par rapport à 2005. Ce sont Nokia, Motorola et Samsung qui se partagent le gros des ventes avec des parts de marchés totalisant les 68 % de l’ensemble. Voyons maintenant comment chacune des marques précitées arrivent à sortir du lot et à se distinguer sur ce marché en constante (r)évolution.Nokia est le champion
Nokia est sans conteste le champion avec 345 millions de terminaux vendus ou 34,8% de part de marché. La marque finlandaise a réussi à combiner modèles économiques pour les pays émergents et produits hi-tech et richement fonctionnels pour les marchés plus développés. Chez Motorola, le modèle Razr n’a pas réussi en 2006 à s’imposer durant le second semestre. Certains estiment qu’il s’agit d’un modèle déjà dépassé techniquement. Cela n’a pas empêché Motorola de gagner 2,3 points de croissance sur l’année.Samsung va se relancer
samsung u700Le troisième larron, Samsung a lui observé une érosion de sa part de marché à 11,8% en 2006 comparé aux 12,7% en 2005. Mais la sortie prochaine de la série Ultra II présentée au 3GSM devrait relancer le sud coréen sur le marché. D’autant que ces modèles feront la part belle aux nouvelles technologies mobiles haut débit comme l’HSDPA (High Speed Downlink Packet Access) et le WiMax.Et les autres marques dans tout ça ? Elles se partagent les miettes soit tout de même 16,6 % de parts de marché. Sony Ericsson, LG et BenQ Mobile arrivent respectivement en 4ème, 5ème et 6ème position. Notons enfin que la plus grosse progression de ventes se situe dans la zone Asie/Pacifique avec 301 millions d’unités vendues en 2006.
C’est ce qui fait la grosse différence avec l’information du jour ! Cette fois-ci c’est la firme elle-même, par la voie de son Directeur financier Peter Oppenheimer, qui vient de déclarer que la société travaillait effectivement à la commercialisation prochaine d’un « iPhone », ce terme devant être appréhendé de manière imagée, Apple n’ayant pas pour l’instant donné de nom officiel à ce projet (même si le domaine « iPhone.org » a été déposé par la firme…).

Apple ne craint pas la concurrence
Certains observateurs font toutefois remarquer que même si la firme décide d’investir le marché des téléphones mobiles, rien n’est gagné pour autant, des grands noms tels Samsung, Nokia, Motorola ou Sony-Ericsson étant des concurrents très sérieux disposant déjà d’une confortable assise sur le marché des GSM.
Mais la firme de Cupertino semble quasi certaine de son succès, du reste de sa capacité à s’approprier une part non négligeable du marché. Il semblerait par exemple qu’Apple fasse de gros efforts sur la qualité d’écoute de son appareil, domaine dans lequel il est vrai ses concurrents pèchent souvent (à part peut être Sony Ericsson et ses modèles d’écouteurs intra auriculaires d’excellente qualité).
Apple devrait également être en mesure de proposer un design à la fois simple et tendance comme il a su si bien le faire pour ses iPod.
Une chose est sûre : les acteurs actuels du marché ne doivent pas voir d’un bon œil l’arrivé de la Pomme sur ce marché.
Autre détail qui peut prêter à sourire : c’est au moment où Microsoft parle de son « iPod-killer » qu’Apple parle de son « iPhone ». Peut être que dans 2 ou 3 ans l’histoire se ré-écrira et Microsoft annoncera son « iPhone killer » pendant qu’Apple annoncera un nouveau produit…
Source : GNT




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